Nicolas Sarkozy et Marc Olivier Fogiel : parodie émission télé



Sarko chez Fogiel

Certains ont dit, il ne viendra pas. Beaucoup ont dit, c’est du bluff de Fogiel. Et pourtant, au grand rendez-vous quotidien du « Fogiel exige la vérité », il est venu, il est là : monsieur Nicolas Sarkozy, président de la République, devra tout dire, parole de Fogiel. Toutes les questions auxquelles vous rêvez d’avoir une réponse, Nicolas Sarkozy, président de la République, y répond. En direct. Bonjour monsieur Sarkozy.
- Bonjour monsieur Fogiel.
- Monsieur Sarkozy, vous avez dit « travaillez plus pour gagner plus », des salariés refusent de « travailler plus pour mourir plus vite », vous reconnaissez que votre formule était inadaptée à certaines professions.
- J’ai beaucoup d’estime pour les salariées des brasseries, puisque c’est d’eux dont il s’agit, ils font un travail formidable pour maintenir leur outil de production en France.
- Mais monsieur Sarkozy, travailler plus pour mourir plus vite, c’est bien à ça qu’aboutit votre « travailler plus pour gagner plus ».
- Monsieur Fogiel, ne caricaturez pas. Que devrait faire l’entreprise ? Refuser les commandes ? Répondre « nous vous livrerons l’hiver prochain » ?
- Monsieur Sarkozy, les syndicats demandent des embauches, la France a un taux de chômage qui permet de nombreuses embauches, vous avez bien dit que vous souhaitiez lutter contre le chômage, vous l’avez dit Monsieur Sarkozy, même Marianne que nous ne pouvons pas taxer de Sarkozysme, a repris vos propos.
- Monsieur Fogiel, je vous ai connu plus perspicace.
- Les salariés préfèrent ne pas travailler plus, pensent à leur condition de vie, alors pourquoi, monsieur Sarkozy, l’entreprise n’embaucherait pas, alors que vous avez bien dit, monsieur Sarkozy, que la lutte contre le chômage est votre grande priorité.
- Monsieur Fogiel n’opposez pas les salariés aux chômeurs. Les françaises et les français veulent plus de travail et plus de pouvoir d’achat.
- Ce n’est pas la question, monsieur Sarkozy.
- Reprenons votre question, monsieur Fogiel, qui mérite toute notre attention. Les françaises et les français veulent de vraies réponses, honnêtes, sincères, réalistes.
- Vous n’avez toujours pas répondu à l’inquiétude des salariés qui vous ont renvoyé les conséquences de votre slogan.
- Pourquoi, monsieur Fogiel, l’entreprise propose des heures supplémentaires à ses salariés ? Je vais vous le dire : Parce que son carnet de commande est plein.
- Elle pourrait embaucher, vous n’avez pas répondu.
- Monsieur Fogiel, ne vous énervez pas. Vous m’avez posé une question précise, je vous réponds précisément. Monsieur Fogiel, discutons entre citoyens décidés à éclairer les téléspectateurs.
- L’entreprise pourrait embaucher, les salariés le demandent et la direction leur impose des heures supplémentaires.
- Monsieur Fogiel, vous savez combien de temps il faut pour former un ouvrier qualifié dans une brasserie ? Non, je vais vous le dire.
- Je vous écoute mais ce n’est pas le cœur du problème.
- Détrompez-vous monsieur Fogiel, ça me surprend d’un journaliste aussi consciencieux que vous, vous ne semblez pas, sur ce dossier, être correctement informé : quand il fait beau, le carnet de commande de la brasserie déborde. Si la brasserie attend d’avoir formé des nouveaux ouvriers qualifiés, le beau temps ne sera plus qu’un souvenir et le carnet de commande sera revenu à son stade initial. Vous suivez monsieur Fogiel ? Et l’entreprise devra donc se séparer des ouvriers qu’elle aura formé et qui n’auront pas eu le temps d’être opérationnels. Et l’entreprise n'aura pas pu honorer son carnet de commande.
- Monsieur Sarkozy, je vous ai écouté, nous vous avons écouté avec l’attention et tout le respect du à votre fonction, vous nous avez répondu sur un cas particulier, mais replacez-vous à l’échelle de l’ensemble des salariés, dans toutes les branches, où les gens n’ont déjà pas le temps de s’occuper de leurs enfants, pas le temps pour être avec leurs amis et où on leur demande de travailler plus.
- Oui monsieur Fogiel, vous m’avez posé une question précise et je vous y ai répondu précisément. Ne tombez pas dans le travers qui a fait tant de mal à notre pays, n’abordez pas les problèmes avec des schémas préétablis, nous sommes sortis des dogmatismes, chaque cas est un cas particulier.
- Les dogmatismes, monsieur Sarkozy, personne ne vous parle de dogmatisme, les français n’ont plus de dogmatisme, le communiste est mort, le socialisme est en lambeaux, la plupart des français ne savent même pas ce que c’est d’un dogmatisme, les français connaissent leurs conditions de travail et sont fatigués le soir.
- C’est pourquoi, monsieur Fogiel, je leur parle concrètement. Chaque cas, monsieur Fogiel, est un cas particulier. Vous avez souhaité m’exposer un cas précis, les françaises et les français savent que je réponds de manière pondérée, humaine, efficace, à chaque cas précis.
- Mais les français sont inquiets pour leur santé, de nombreuses familles se disent qu’elles ne pourront pas payer les franchises médicales.
- Monsieur Fogiel, la France ne peut plus supporter un trou de la sécu qui chaque année se creuse un peu plus. J’ai promis d’agir et ne comptez pas sur moi pour coller des petites rustines et faire porter sur le dos des générations futures notre incapacité d’agir. Nous devons épargner à nos enfants le poids d’une dette qu’ils ne pourront pas porter.
- Mais Monsieur Sarkozy, la santé est une priorité pour les français.
- Monsieur Fogiel, c’est justement parce que la santé est une priorité pour les françaises et les français que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que notre système de soins ne se détériore pas.
- Mais monsieur Sarkozy, les français ne veulent pas payer toujours plus.
- Monsieur Fogiel, vous n’ignorez pas que les françaises et les français se sont prononcés majoritairement et clairement pour le changement . Les françaises et les français sont courageux, volontaires, lucides, cohérents. Les françaises et les français avaient de nombreuses propositions. Madame Royal, pour qui j’ai énormément de respect, je respecte madame Royal.
- Mais monsieur Sarkozy, la réforme de la Sécu, elle ne passe pas. La carte scolaire inquiète dans les banlieues qui redoutent une école à deux vitesses. Les suppressions de postes de fonctionnaires font monter la colère. La Recherche est toujours inquiète.
- Monsieur Fogiel, ne vous énervez pas, les colères sont rarement saines. Gardez votre calme monsieur Fogiel.
- Je suis calme monsieur Sarkozy, mais je représente des millions de téléspectateurs qui ce soir exigent la vérité.
- Monsieur Fogiel, j’ai dit ce que je ferai et je fais ce que j’ai dit. Vous n’avez aucune inquiétude à avoir, n’ayez pas peur, je tiendrai toutes mes promesses. Les françaises et les français ont choisi la réforme.
- Monsieur Sarkozy, la réforme, ce n’est pas tout réformer, tout changer, tout casser.
- Réformer, c’est faire de la France un grand pays du troisième millénaire. Les françaises et les français ont eu le choix entre l’immobilisme et la réforme, ils ont choisi la réforme et j’en profite pour les féliciter de nouveau.
- Encore un grand moment de débat comme on les aime ici. Où votre animateur préféré a posé toutes les questions que vous attendiez à Monsieur Nicolas Sarkozy, président de la République. A demain pour un nouveau « Fogiel exige la vérité », avec un nouvel invité exceptionnel, monsieur Johnny Hallyday.
- Je vous regarderai monsieur Fogiel. Bonsoir, vive la république et vive la France.

(off... mais à l’antenne les micros ne sont pas coupés)
Fogiel : - Super les gars, vous avez l’audimat ? (...) Quoi pas encore, qu’est-ce qu’ils font là-haut ? (...) Alors là Nicolas, on a fait un super spectacle, tu vas voir comme les français ont adoré. Ils vont se dire que je t’ai bien bousculé mais que tu as su me répondre du tac au tac.
Sarko : Cécilia, j’ai été bon ?
Cécilia : Parfait mon Nicolas.
Sarko : Super Marco, j’en suis même venu à oublier que tout était préparé. Parfois je me revoyais en face de cette pauvre Ségolène. Mais qu’est-ce qu’elle devient Bécassine ?
Fogiel : - Elle va se prendre une de ces raclées, si elle ose venir ici.


Voix forte : coupez les micros, les micros sont ouverts.


Les livres sur Nicolas Sarkozy vendus à bas prix en ebooks.

 Nicolas SARKOZY sketchs parodies de chansons

 ebook de la Saint Nicolas SARKOZY 2011



Nous conseillons à Sarkozy et ses adversaires de marcher vers la voie de la sagesse , c'est peut-impossible !

accueil je ne suis pas Nicolas Sarkozy

Commentaires ouverts le 6 septembre 2015 :

votre commentaire